PIERRE LABELLE

 

Né le 16 février 1941 à Windsor, Ontario.

Décédé le 18 janvier 2000 à Montréal, Québec.

 

 

ACTEUR

 

 

Biographie :

 

Né en Ontario au début des années 40, fils d’un violoncelliste de l’Orchestre Symphonique de Détroit, il passe ses premières années sur les routes, au hasard des contrats de son père. 

 

Ses parents s’installent à Montréal dans les années 50 et le jeune Pierre rencontre René Angélil lors de ses études au primaire. Ensemble, ils feront leurs études secondaires au Collège Grasset où ils se lieront d’amitié avec Jean Beaulne et Gilles Petit, qu’ils rencontrent dans des concours de musique amateur.  Passionnés de musique, le quatuor forme le groupe Les Baronets. Quatuor qui deviendra rapidement un trio, Gilles Petit les quittant très vite.

 

Rêvant de célébrité, les Baronets participeront à divers concours d’amateurs notamment aux Découvertes de Jean et aux Talents de Billy Munroe. Leur carrière est lancée et les Baronets se produiront principalement dans les cabarets montréalais. Remarqués par l’imprésario Ben Kaye,  ils signent un contrat avec lui et enregistrent leur première chanson : Johanne qui deviendra leur premier succès.

 

Les années 60 verront les Baronets obtenir de francs succès grâce à leur version francophone des chansons popularisées par les Beatles. « C’est fou, mais c’est tout », « Ça recommence » et « Twiste et chante » deviendront des succès populaires au Québec.

 

En 1966, Jean Beaulne dût quitter les Baronets. Pour le remplacer, Labelle et Angélil engageront Jean-Guy Chapados et le groupe continua à enregistrer quelques chansons mais le succès ne sera plus au rendez-vous. Après une tentative de retour, de nouveau avec Jean Beaulne, Labelle et Angélil formeront un duo après que ce dernier dut les quitter à nouveau pour des raisons de santé.

 

Les chansons évolueront principalement vers la fantaisie et le duo se produira aux côtés de Clémence Desrochers et Françoise Lemieux dans la comédie musicale La belle amanchure. Le côté comique de Pierre Labelle se fera ainsi remarquer. On l’engage comme comédien dans une série de variétés animée par Tex Lecor, Sous mon toit, où il interprétait un livreur naïf. La carrière de comédien de Pierre Labelle était donc lancée. Le duo que formait Angélil et Labelle cessera de se produire officiellement en 1972. Il faut aussi mentionner leur incursion dans le film L’apparition, film tourné par Roger Cardinal en 1971, qui fit partie de ces comédies populaires québécoises qui suivirent la longue liste des comédies érotiques de la fin des années soixante. Film d’une rare stupidité où on raconte l’histoire d’une jeune fille qui était le témoin privilégié des apparitions de la Sainte-Vierge. Labelle y tenait un des rôles principaux, soit celui de Rosaire Latendresse, jeune prêtre dont les convictions seront mises en déroute lorsqu’il tombera amoureux de la jeune visionnaire. Le film fit un bide.

 

Dès les débuts de sa carrière solo, Pierre Labelle commence par obtenir un contrat à la radio de CKAC qui lui donnera l’occasion d’animer une émission humoristique qui marquera l’histoire de la radio au Québec. En compagnie de Louis-Paul Allard, Tex Lecor et Roger Joubert, Pierre Labelle sera aux commandes du Festival de l’humour québécois qui sera en ondes de 1975 à 1992. La popularité venant, il se lance aussi dans le one-man-show. Il présentera son premier à Sainte-Agathe en 1979, enchaînant avec un nouveau en 1981 qui lui vaudra une nomination au gala de l’ADISQ l’année suivante. Et dès lors, il se produira comme humoriste, accumulant les succès, « Seul en piste », « Labelle… Job de fou »… ou alors dans des séries télévisées telles L’âme sœur.

 

La vie semblait belle pour Pierre, mais des déboires amoureux après sa rupture avec la comédienne Dorothée Berryman, le mèneront dans les milieux infernaux de la drogue dont il finira par sortir après avoir subi un grave accident cardio-vasculaire. Il entreprend une thérapie et un congé de rétablissement qui le laisse loin des projecteurs jusqu’à la fin des années 1990 où il revient à l’animation pour un magazine télévisé à TQS en compagnie des vieux camarades de la radio, Allard, Lecor, Joubert et Shirley Théroux.

 

Terrassée par un second ACV au début de janvier 2000, il s’éteint à l’âge 58 ans.

 

 

Filmographie :

 

1970    -           Après-ski : de Roger Cardinal

avec Angèle Coutu

L’Initiation : de Denis Héroux

avec Danielle Ouimet

L’apparition : de Roger Cardinal

avec Jean Coutu

1975    -           The Mystery of Million Dollar Puck : de Peter Svatek

avec Serge Turgeon

1983    -           Bonheur d'occasion : de Claude Fournier

avec Mireille Deyglun

1997    -           Opération Nez Rouge (c.m.) : de Stéphane Blais  -court métrage-

avec Evelyne Payette

 

© Alexandre CARLE pour Les Gens du Cinéma (mise à jour 24/05/2012)