Geronimo MEYNIER

 

 

Né le 5 juillet 1941 à Fiume, Italie (aujourd'hui: Rijeka, Croatie)

 

 

ACTEUR

 

 

PORTRAIT :

 

 Geronimo Meynier, un ami pour la vie

 

 

Peut-être à cause de son prénom de chef et d’un premier rôle de collégien charismatique – sorte de version italienne et urbaine du Lebrac de La Guerre des boutons – Geronimo Meynier, c’est un peu le copain qu’on aurait tous aimé avoir dans notre classe. Et le plus représentatif des innombrables figures que le cinéma italien employa pour interpréter sa jeunesse des années 50.

 

Ni flambeur comme Antonio Cifariello, ni bad boy comme Maurizio Arena ou Enio Girolami, Geronimo Meynier – benjamin de ceux-là – a été en dix-huit films et dix ans de carrière le modèle du typique ragazzo simpatico, le fils des Romains de la classe moyenne, expressif, attachant et drôle, surtout dans ses déboires à l’âge des premières amours.

 

Quarante ans après avoir abandonné le cinéma, on peut dire qu’il n’a pas changé. Ou si peu. C’est chez lui, à Milan, qu’il nous reçoit entouré de sa femme Monica et de son fils cadet Alex. Si, à soixante-cinq ans, sa tignasse brune aujourd’hui poivre et sel s’est un peu clairsemée, le regard bleu et rieur est resté adolescent. « On se tutoie, hein ? ». Le ton est donné. Geronimo est déjà votre ami.

 

 

Une enfance d’exilé

Comme l’indique son patronyme si peu italien, ce fils de bonne famille né en 1941 à Abbazia, l’élégante station balnéaire de Fiume (aujourd’hui Rijeka, en Croatie) a de solides origines françaises. Venu de Lorraine, son bisaïeul avait fondé à Fiume au XIXe siècle une importante fabrique de papier de deux mille employés. Plus tard, son grand-père fut maire de la ville. Côté maternel, il est le petit-fils d’un gouverneur de la banque d’Autriche.

 

En 1945, la défaite de l’Italie et la promesse de cession de l’Istrie à la Yougoslavie de Tito provoquent l’exode de la population italienne de la région. Les esuli («exilés») partent s’installer dans toute la péninsule. Des centaines de milliers d’Italiens qui n’ont pas fui seront massacrés par les partisans communistes. Particulièrement visés comme «ex-capitalistes», les Meynier quittent Fiume dès 1943 pour s’installer à Gignese, sur le Lac Majeur.

 

En 1948, quand Mme Meynier obtient un poste à la FAO de Rome, Geronimo et son frère cadet sont placés en pension en Autriche. Un souvenir inoubliable dans la mémoire du petit esule: «Je vivais à Ischl, dans le château de François-Joseph et Sissi habité alors par l’archiduc Clément. Pour nourrir sa femme et ses dix enfants, il faisait pension pour des gamins de bonne famille, dont Ira de Fürstenberg qui leur était apparentée. On y mangeait peu mais cette maison et ce parc étaient extraordinaires. Ça a été deux années fabuleuses de ma vie…».

 

À treize ans, Cinecittà et Venise

         La famille réunie, une vie nouvelle commence à Rome lorsqu’un jour de 1954, Giuseppe Orlandini, alors assistant réalisateur, débarque dans la classe de Geronimo et lui propose avec d’autres de se présenter au casting du prochain film du dottor Franco Rossi. «“ Fais comme tu veux ” fut le seul conseil de ma mère» se souvient Geronimo amusé. «Je me rendis donc dans un studio de Cinecittà où attendaient déjà des garçons accompagnés de leurs parents, en tout près de trois mille personnes… À l’entrée, la secrétaire d’édition, Anna Maria Bargagli, me prit en sympathie car j’étais venu seul et me fit passer en premier la séance de photos. Puis deux mois et demi s’écoulèrent. J’étais retourné à mon occupation quotidienne, l’aéromodélisme, et j’avais complètement oublié le cinéma… Alors la Bargagli m’appela pour faire un essai car j’étais sélectionné avec cent autres. Après trois mois, nous étions deux à être retenus. Mon père vint pour signer le contrat: je gagnai trois cent mille lires pour deux mois de travail. Une somme énorme, à l’époque où un ouvrier en gagnait dix-huit mille par mois…».

 

Ce film, c’est Amici per la pelle (Amis pour la vie), émouvante histoire d’amitié entre deux adolescents aux tempéraments aussi opposés que leurs milieux sociaux: Mario (Geronimo) et Franco (joué par Andrea Scirè, fils du commandant Valerio Borghese, figure notoire de la Seconde Guerre mondiale), le premier enfant de la classe moyenne vif et spontané, l’autre fils de diplomate et orphelin de mère, sensible et introverti. Le schéma est classique mais traité avec une grande délicatesse et les deux débutants de treize et douze ans sont sidérants de naturel. «C’est que Rossi était très bon» explique Geronimo. «Il jouait d’abord les scènes telles qu’il les voyait, puis c’était à notre tour. Nous les répétions jusqu’à trente fois!». Quarante et un ans après, ses souvenirs du film sont d’une précision magique: «Nous avons tourné au printemps 1955, à Cinecittà pour les intérieurs, dans les rues de Rome et sur la via Appia pour les extérieurs. Les scènes de classe ont été réalisées dans une véritable école de la via Panisperna. Un professeur avait été engagé par la production pour nous faire cours entre deux scènes, mais j’ai quand même perdu une année… Nous avons tourné trois scènes différentes de l’adieu de Mario et Franco à l’aéroport, et pour chacune il fallait que je pleure. Mais après une journée de travail, je n’avais plus de larmes et les scènes duraient une semaine! Alors Rossi a employé les grands moyens pour me faire pleurer: oignons, vix vaporub, claques… J’ai fini le film littéralement détruit!».

 

Acclamé par la critique, le film est présenté à la XVIe Mostra de Venise et reçoit le Prix de l’Office catholique international du cinéma. Venise, Geronimo y était. Dans un de ses albums souvenirs il montre son billet d’entrée au Festival, conservé intact comme un trésor d’enfant: «Pour accéder au Palais, il fallait un smoking. Or je n’en avais pas et le directeur du Festival en personne a dû intervenir pour qu’on me laisse entrer. J’étais le seul de l’assemblée en simple chemise blanche!». Les photos le montrent désarmant de spontanéité, assis à côté du président et en grande conversation avec Renato Rascel. Monica intervient en riant: «Il est resté comme ça!». Et lui explique: «Dans le film comme dans la vie, je ne faisais pas l’acteur. Je me jouais moi, c’est tout! » .

 

Le garçon de la porte d’à côté

Immédiatement, les plus grands réalisateurs le réclament pour leurs comédies de jeunes. Alberto Lattuada lui confie un petit rôle dans Guendalina, devenu le modèle du genre, aux côtés de Jacqueline Sassard, Raf Mattioli et Carla Gravina auxquels il sera souvent associé. Puis il est choisi pour jouer le fils de Vittorio De Sica dans Amore e chiacchiere, autre comédie où le duo d’acteurs de renom (De Sica et Gino Cervi) sert de faire-valoir à l’histoire sentimentale d’un couple d’adolescents, filmée avec sensibilité par le vieux Blasetti. Cette fois, c’est le choix de l’actrice qui embarrassa la production: «J’ai fait des essais avec des quantités de filles. Au bout de dix, j’étais très à l’aise et les mères me disaient : “M. Meynier vous êtes trop bon, ma fille se bloque!”. Carla Gravina est finalement retenue mais le tournage ne s’avère pas de tout repos pour son partenaire d’à peine quinze ans… «À Civita Castellana, où le film était en partie tourné, je devais embrasser la Gravina. Mais je n’avais encore jamais embrassé personne… Un jour Blasetti arrive avec un air malicieux et me dit: “Aujourd’hui, c’est la scène du baiser! Tu vas voir, tu vas être très bon…”. Nous avons commencé la scène: dix répliques, puis le baiser, et à nouveau dix répliques. Mais ça n’allait pas. Alors Blasetti me dit: “Je vais te montrer comment on embrasse” et il a donné à la Gravina un baiser de trois minutes! La pauvre, il avait soixante-cinq ans… Après cela, l’idée que Blasetti l’avait embrassée et que maintenant c’était à mon tour… J’ai fini par réussir, mais nous avons refait la scène trente fois car même après l’avoir embrassée comme il fallait, d’émotion j’en oubliais les dix répliques suivantes! Tous les gens du pays regardaient et à chaque fois que j’embrassais la Gravina, ils applaudissaient…».

 

Les rôles s’enchaînent à toute vitesse sous la houlette de vieux routards du cinéma italien qui trouvent comme une seconde jeunesse à diriger ces histoires d’amours adolescentes. Après Blasetti, il tourne pour Camerini (Primo amore, à nouveau avec Carla Gravina) et Mastrocinque (Vacanze d’inverno, Brèves amours), cette fois avec Christine Kaufmann et au milieu d’une pléiade de stars: Michèle Morgan, Georges Marchal, Alberto Sordi et Eleonora Rossi Drago. La meilleure preuve que le gamin bouillonnant à l’écran est le même dans la vie, c’est ce gag survenu pendant le tournage du film, à Cortina d’Ampezzo: «Un jour où je ne tournais pas, j’étais parti skier lorsque, après un virage serré, j’aperçus trop tard Eleonora Rossi Drago en plein tournage, debout sur ses skis au milieu de la piste. Je suis arrivé comme un missile et je l’ai pulvérisée… C’était le genre d’actrice qui passait quatre heures au maquillage, elle était furieuse! Ce jour-là, elle n’a plus tourné et on m’a interdit de skier…».

 

Teddy-boys, giovanni d’oggi… Presque tous les titres de sa filmographie évoquent cette jeunesse italienne de l’après-guerre découvrant la consommation, le coca-cola et le rock and roll. Sa propre jeunesse. «Mon premier jean» s’exclame-t-il devant un extrait vidéo de Il cocco di mamma où il partage la vedette avec Maurizio Arena, l’idole des années 60 italiennes. Quant aux conflits entre générations, ils servent plutôt d’argument humoristique aux films. Ses parents à lui ont «l’esprit large» et c’est tout naturellement qu’il vit avec eux et son frère dans leur appartement du quartier africano de Rome, loin du monde du cinéma. Il n’y a que pour l’école qu’il se distingue des adolescents de son âge, les cours privés s’étant imposés pour composer avec les exigences des tournages.

 

Souvenirs des grands

En 1959 et 1960, il est engagé pour deux importantes productions de Dino De Laurentiis qui le prend ensuite sous contrat. Suivant la logique habituelle de l’emploi de jeunes acteurs dans ce type de films, son rôle est réduit à quelques scènes mais le confirme comme l’acteur adolescent le plus apprécié des «big», comme il les appelle. Le premier, c’est La grande guerra (La Grande Guerre) où, dirigé par Mario Monicelli, il interprète le messager abattu par un tir autrichien au moment où il se jette dans la tranchée. Un «cuisant» souvenir… «Des fils électriques dissimulés dans le sol faisaient voler la terre pour imiter le tir des projectiles ennemis. Mais lors d’une scène ils furent enterrés trop peu profondément et c’est moi qui me pris les éclats de laiton dans le côté droit. Je dis à Monicelli: “Dottore, je me sens tout brûlé!” mais lui me répondit : “Non, c’est l’uniforme de flanelle qui te serre trop”. J’ai retiré mon pantalon, il était plein de sang. À l’hôpital, on m’a retiré vingt-trois éclats!».

 

Vittorio Gassman, Silvana Mangano, Folco Lulli, Bernard Blier ou Alberto Sordi, du haut de ses dix-huit ans il les a tous approchés, et même auprès d’eux son naturel fait mouche: «Je ne me rendais pas compte que c’était des monstres sacrés car j’étais dans un autre monde, le mien, pas celui du cinéma» explique-t-il. Sur Sordi notamment, il rappelle cette anecdote hilarante: «Un jour il me dit: “Geronimo, j’ai quelque chose pour toi”. J’étais surpris car tout le monde savait que Sordi ne donnait jamais rien… – “Voilà: c’est une carte postale d’époque qu’un soldat de la Première Guerre mondiale a envoyée à sa famille”. Je le remercie, ravi de ma carte… jusqu’à ce que je découvre qu’il s’agissait d’une réimpression que la production lui avait donnée et qu’il distribuait à tout le monde!».

 

L’autre film, c’est Sotto dieci bandiere (Sous dix drapeaux) de Duilio Coletti, où le casting très international rassemble Van Heflin, Charles Laughton et Mylène Demongeot. Pour incarner un marin allemand, Geronimo se retrouve teint en blond: «Ils m’ont décoloré les cheveux trois ou quatre fois à l’eau oxygénée» soupire-t-il. «C’est depuis ce temps que j’ai commencé à  perdre mes cheveux. Ils auraient quand même pu prendre un vrai blond!». Là encore, on écoute ses souvenirs comme des farces de collégien: «Nous tournions toute la journée en mer sur un navire de dix mille tonnes qui quittait le port de Syracuse à sept heures du matin. Mais au retour, vers quinze heures, comme il n’y avait pas de remorqueur, le navire devait accoster tout seul au quai, mètre par mètre. L’opération durait trois heures! Heureusement j’avais découvert un sabord assez bas sur cet énorme navire. Quand il ne restait plus que deux mètres, je me le faisais ouvrir et je sautais sur le quai pour filer prendre ma douche à l’hôtel…».

 

Parmi les monstres sacrés avec qui il a joué, il n’a pas oublié Totò. Sans cacher son étonnement que ce soient aujourd’hui les deux films qu’ils ont tourné ensemble dont on se souvient aujourd’hui le plus, car à l’époque leur succès était plus discret. «Il était d’une extrême gentillesse mais déjà vieux et presque aveugle. Et il ne suivait jamais le scénario! Son assistant m’indiquait quand je devais commencer ma réplique, qui bien souvent n’avait plus rien à voir avec ce qu’avait inventé Totò. On avait donc le choix entre réciter comme lui en improvisant, ou bien suivre le scénario au risque qu’on n’y comprenne plus rien! Heureusement on arrangeait tout au doublage…».

 

Si c’était à refaire…

            Comme beaucoup d’acteurs de l’écurie De Laurentiis, Geronimo est à peine employé par le célèbre producteur. Et pour tourner avec d’autres, il doit être racheté à prix d’or. Guido Guerrasio parvient à l’obtenir pour Dal sabato al lunedi, «mais en se fâchant avec De Laurentiis qui lui a demandé un paquet d’argent. Aussi, quand il y a une dizaine d’années Guerrasio m’a confié son idée de faire une suite avec les acteurs du premier film, je lui ai dit: “Cette fois je te le ferai quasi gratis!”.

 

Quand on lui demande s’il a des regrets, Geronimo hésite à peine. Des regrets? Pas vraiment. Plutôt les occasions manquées de chaque carrière, comme Le vieil homme et la mer où on lui avait proposé le rôle aux côtés de Spencer Tracy. Mais à l’époque il ne parlait pas assez bien anglais. Ou Il relitto, tourné en Italie par un Michael Cacoyannis encore inconnu: son agent l’en avait dissuadé. Enfin, l’expérience du théâtre quand Visconti l’appela en 1958 pour jouer dans Veglia la mia casa, angelo. Malgré un essai concluant, c’est son père cette fois qui s’était opposé au projet.

 

En 1964, il campe un très convaincant Roméo dans le Giulietta e Romeo de Riccardo Freda, tourné à Avila et à Bracciano. Une expérience proche du théâtre puisqu’il lui fallait mémoriser entièrement le texte de Shakespeare. Passé inaperçu en Italie, le film connaît un grand succès au Japon d’où il reçoit des milliers de lettres d’admiratrices. Mais les propositions se tarissent car sa carrière se heurte à deux obstacles: le déclin de la production cinématographique italienne après des heures de gloire et la difficile reconversion des jeunes acteurs dans des rôles d’adultes. En 1965, la naissance de son fils aîné coïncide avec une proposition d’emploi à Milan, dans une importante société de l’industrie électrochimique. En l’acceptant, il dit adieu au cinéma.

 

            Aujourd’hui, à quelques mois de la retraite, il regarde ses deux carrières avec la tranquillité de l’homme qui a fait les bons choix: «Mon idée était vraiment d’être ingénieur. J’ai toujours voulu faire des voitures, les transformer. Le cinéma, je le voyais un peu comme est la pellicule: ça reste transparent, un peu vague. On fait un film mais on ne sait pas s’il aura du succès. Une voiture au contraire, tu la fais, tu la finis, et le résultat dépend de toi. Je ne sais pas si je serais aussi convaincu si je devais faire le choix du cinéma aujourd’hui. Car le cinéma a une action éducative, en bien ou en mal, et si quelqu’un cherche à aider son prochain il peut le faire comme acteur. Mais quand je vois le niveau actuel de l’éducation… À l’inverse, beaucoup des films que j’ai tournés avaient finalement une morale, un fond. Si j’avais considéré alors le cinéma sous l’angle de l’éducation, j’aurais peut-être envisagé de continuer. Mais j’ai eu de grandes satisfactions ensuite dans mon entreprise, car j’en ai gravi tous les échelons et dans un secteur tellement spécialisé que j’ai été connu pour cela dans le monde entier, mais cette fois par un petit nombre!».

 

            Maintenant il aimerait faire du théâtre. Ou pourquoi pas retâter du cinéma, avec Verdone: «L’un des meilleurs réalisateurs italiens selon moi. J’ai pensé à lui écrire en lui disant: “ J’ai travaillé avec tous les grands sauf toi!”. Ce qui est sûr, c’est que le public ne l’a pas oublié. Il n’y a pas si longtemps, un homme l’a abordé dans un restaurant: «Ce n’est pas toi qui as fait Amici per la pelle. Justement il a reçu il y a quelques années un coup de téléphone d’Andrea Scirè qui vit maintenant en Australie. Les deux héros du film de Rossi se sont retrouvés. Ils ne s’étaient pas revus depuis trente ans mais sont restés, comme Mario et Franco, amis pour la vie. Quand on s’émerveille de cette belle histoire, Geronimo sourit. Geronimo a éternellement treize ans. Il sait, lui, que si le cinéma est une fiction, les premiers films disent toujours vrai.

 

FILMOGRAPHIE :

1955    o          Amici per la pelle (Amis pour la vie) de Franco Rossi

                                   avec Andrea Scirè

1956    o          Guendalina (Guendalina) d’Alberto Lattuada

                        avec Jacqueline Sassard

1957    o          Amore e chiacchiere (Salviamo il panorama) (Amour et… bla bla bla) : d’Alessandro Blasetti

            avec Vittorio De Sica

            o          Il cocco di mamma de Mauro Morassi

                                   avec Maurizio Arena

o          Ragazzi della Marina de Francesco De Robertis

                                   avec Silvio Noto

1958    o          Primo amore de Mario Camerini

                                   avec Carla Gravina

1959    o          Vacanze d’inverno (Brèves amours) de Camillo Mastrocinque

                                   avec Alberto Sordi

            o          La grande guerra (La grande guerre) de Mario Monicelli

                                   avec Alberto Sordi

            o          La cento chilometri de Giulio Petroni

                                   avec Massimo Girotti

o          Il magistrato (Nous sommes tous coupables) de Luigi Zampa

                                   avec José Suarez

            o          Le notti dei teddy boys / Giovani volpi de Leopoldo Savona

                                   avec Corrado Pani

1960    o          Sotto dieci bandiere (Sous dix drapeaux) de Duilio Coletti

                                   avec Van Heflin

o          Totò, Fabrizi e i giovani d’oggi de Mario Mattoli

                                   avec Totò

            o          Stefanie in Rio (Stefanie in Rio) de Curtis Bernhardt

                                   avec Carlos Thompson

1961    o          Tototruffa ’62 de Camillo Mastrocinque

                                   avec Totò

1962    o          L’amour à vingt ans (épisode Rome de Renzo Rossellini)

                                   avec Cristina Gajoni

o          Dal sabato al lunedì de Guido Guerrasio

                                   avec Marianne Hold

1964    o          Giulietta e Romeo de Riccardo Freda

                                   avec Rosemarie Dexter

 

 © Geoffroy CAILLET pour Les Gens du Cinéma (mise à jour 26/04/2007)